Lepus europaeus C

Lièvre d'Europe

Phénologie (d'après les données de cettia-idf)

Juvéniles (6 données):

Présence (3083 données):

Carte de répartition d'après la base de données cettia-idf.fr


carroyagecommunes

Note: Les cartes par mailles 2x2km laissent également apparaitre les communes pour lesquelles il n'existe pas de données plus précises que la citation communale.

Commentaires sur l’espèce


Types d'observation
(calcul sur 3097 données)

Calculé d'après les mots-clefs.
Estimation parfois faussée par des mots-clefs oubliés.

Le Lièvre d'Europe, appelé aussi Lièvre brun ou commun, est le plus grand des Léporidés présents en Île-de-France. Cette espèce solitaire est principalement nocturne, mais il n'est pas rare de l'observer au matin ou au crépuscule, ou même en pleine journée, en particulier lors de la saison de reproduction. Cette dernière a lieu de la fin de l'hiver au printemps : à cette période, les mâles, appelés bouquins, défendent leur territoire et se livrent à des batailles pour la conquête d'une femelle. On parle de "bouquinage".

Comme chez le Lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus), la femelle, appelée hase, peut être fécondée une seconde fois pendant la gestation : c'est ce qu'on appelle la superfétation. Certaines hases ont jusqu'à cinq portées par an, composées de deux à quatre petits. Les levrauts, nés dans un gîte formé d'une dépression du sol cachée par la végétation, sont nidifuges, et sont très rapidement aptes à se déplacer. La mortalité est très élevée chez les jeunes, ce qui est majoritairement due à la forte prédation exercée sur les populations de lièvres par les renards et les rapaces diurnes et nocturnes.

Le Lièvre d'Europe est un herbivore strict, qui se nourrit d'herbacées en été, et d'écorce et de bourgeons en hiver. Comme les autres Léporidés, il pratique la cæcotrophie, c'est-à-dire la réingestion de certaines de ses fèces durant ses périodes de repos. Ce processus permet d'éviter une carence en lipides due à son alimentation strictement végétarienne.

Habitats 

Le Lièvre d’Europe est une espèce typique des milieux ouverts, fréquentant principalement les champs cultivés et les pâturages, avec des friches, buissons ou haies, et parfois les forêts. Cette espèce est en effet facilement observable au printemps dans les zones de grandes cultures, où les individus se regroupent autour des sources de nourriture. Bien qu'il puisse parfois développer des effectifs importants dans les zones d'agriculture intensive, ses plus fortes densités se trouvent généralement dans les campagnes étendues et faiblement boisées, dont les sols sont exploités de façon extensive.

L'hiver est également une saison propice à l'observation : à cette période, les mâles peuvent être vus lors des combats pour l'accès aux femelles. Les crottes du Lièvre sont très semblables à celles du Lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus), à la différence qu'elles sont de plus grande taille, fibreuses et d'une couleur plus claire. Les voies tracées par les deux espèces sont également similaires, avec une taille nettement plus grande des empreintes chez le Lièvre.

Répartition en Île-de-France

Le Lièvre d'Europe présente une occupation quasiment homogène sur tout le territoire francilien, à l’exclusion de la petite couronne : l’espèce semble favorisée par la dominante agricole de l’occupation du sol francilien (46,7 %), et semble éviter le centre urbain.

Les prélèvements par la chasse, s’ils sont rarement la cause initiale de régression d’une population de lièvres, constituent l’un des plus importants facteurs de mortalité des lièvres. Les lâchers d’individus issus de l’importation ou de l’élevage, dans l’espoir d’un renforcement de certaines populations affaiblies, rendent actuellement difficile l’estimation de la tendance d’évolution des populations de lièvres franciliennes, même si l’espèce semble bien se porter.

Les dix observations les plus récentes :

DateCommuneObservateur
19-11-201977174 Villeneuve-le-Comtebruno piketty
19-11-201978270 LommoyeCorinne Dumont
13-11-201991150 ChampmotteuxMaria Villalta
26-10-201978270 Chaufour-lès-BonnièresCorinne Dumont
25-10-201977111 Solersbruno piketty
15-10-201991720 ValpuiseauxBernard Pasquier
06-10-201991150 Morigny-ChampignyArnaud LORET
Fuite
04-10-201991150 ChampmotteuxBernard Pasquier
03-10-201991690 SaclasFlorine Paldacci
30-09-201991820 Vayres-sur-EssonneBernard Pasquier

Avertissement: Les cartes et graphiques présentées ne correspondent qu'à l'état actuel des connaissances et ne peuvent être considérées comme exhaustives. Le projet d'atlas dynamique est une retranscription en temps réel des contributions de chacun sur la base de données et toute nouvelle donnée est à ce titre intéressante, même pour les espèces les plus communes