Meles meles AR

Blaireau européen

Phénologie (d'après les données de cettia-idf)

Juvéniles (4 données):

Présence (477 données):

Carte de répartition d'après la base de données cettia-idf.fr


carroyagecommunes

Note: Les cartes par mailles 2x2km laissent également apparaitre les communes pour lesquelles il n'existe pas de données plus précises que la citation communale.

Commentaires sur l’espèce


Types d'observation
(calcul sur 684 données)

Calculé d'après les mots-clefs.
Estimation parfois faussée par des mots-clefs oubliés.

Crépusculaire et nocturne, le Blaireau vit en règle générale en clans familiaux autour de grands terriers sans cesse aménagés. Au flanc d'un ravin, d'un coteau boisé ou dans une forêt, ces derniers sont creusés de préférence sous un rocher, dans une grotte naturelle ou sous les racines d'un arbre. Ils ont le plus souvent deux ou trois ouvertures, mais parfois beaucoup plus.

Ses mœurs sédentaires font de lui une espèce très routinière. Également très sociable au sein de son unité sociale, le Blaireau peut à l'occasion tolérer d'autres espèces de mammifères, qu'il accepte comme colocataires. Toutefois, il n'en perd pas son instinct territorial, et les membres d'un clan peuvent défendre activement leur territoire, et même se montrer très agressifs avec leurs congénères de groupes voisins.

On observe chez cette espèce le même phénomène d'ovo-implantation différée que chez les autres mustélidés, dont il diffère quelque peu : le Blaireau a en effet la possibilité de pouvoir  s'accoupler presque toute l'année. Le rut principal a lieu entre janvier et mars, avec plusieurs autres périodes de rut, mais les deux ou trois blaireautins d'une même portée naissent généralement entre fin février et début mars.

Si, au printemps et en automne, ses heures de sortie correspondent en général à celles du coucher du soleil, en hiver, l'espèce se fait plus discrète encore : son activité générale se réduit sensiblement, notamment quand les températures sont basses. Cependant, le Blaireau n'hiberne pas véritablement : son métabolisme général reste stable, et sa température corporelle ne s'abaisse que d'un à trois degrés maximum. Ses phases de repos deviennent plus longues que ses phases d'activité, et l'espèce doit alors sa survie aux réserves de graisse accumulées pendant l'automne.

Le Blaireau a un régime alimentaire omnivore, et n'est pas au vrai sens du terme un prédateur. Il se nourrit en effet essentiellement de vers de terre, d'amphibiens, de rongeurs, d'escargots et d'insectes, ainsi que de végétaux (céréales, fruits).

Habitats 

Le Blaireau européen peut occuper des biotopes très divers, mais se révèle particulièrement abondant dans les paysages en mosaïque avec des bois et prairies. Le plus souvent forestier, il privilégie les milieux boisés, et a tendance à éviter les milieux agricoles et urbains : il n'apprécie guère les zones trop ouvertes n'offrant pas un couvert végétal suffisant pour lui permettre d'aller et venir entre son gîte et ses zones de nourrissage. Tous les types de forêts peuvent le satisfaire tant qu'il peut y trouver des sols relativement meubles pour mener à bien ses activités de fouissage.

La fidélité du Blaireau à son domicile et la régularité de ses habitudes en font un sujet de choix pour l'observation. La meilleure façon de l'observer est de repérer d'abord son terrier, où il se repose pendant la journée : les indices de présence sont abondants à sa proximité de même que sur l'ensemble du territoire d'une famille de blaireaux (griffades, pots, pistes).

Répartition en Île-de-France

Le Blaireau présente une répartition importante et presque homogène en grande couronne, avec également quelques mentions à la frontière du cœur d’agglomération.

Dans les années 1980, plusieurs facteurs ont provoqué la raréfaction de l'espèce en Île-de-France, notamment les pressions exercées par l’homme telles que les modifications de l’habitat, le trafic routier, l’utilisation de produits chimiques, le piégeage ou encore le gazage. Son expansion récente - bien qu’elle ne soit pas chiffrée à l’échelle régionale -, aurait été favorisée ces trente dernières années par l’interdiction de la chloropicrine et autres gaz mortels utilisés lors des campagnes d’éradication du Renard roux (Vulpes vulpes).

Les dix observations les plus récentes :

DateCommuneObservateur
04-11-201977140 Saint-Pierre-lès-NemoursSylvestre PLANCKE
24-10-201977440 Congis-sur-ThérouanneJean Delannoy
07-10-201991690 Saint-Cyr-la-RivièreCécile J
05-10-201995650 Puiseux-PontoiseLéo Micouin
21-09-201977860 Quincy-VoisinsJulien Bottinelli
17-09-201977930 Fleury-en-BièrePhilippe Gourdain
16-09-201991820 Boutigny-sur-EssonnePhilippe Gourdain
11-09-201977100 Nanteuil-lès-MeauxNicolas Marmet
09-09-201991880 BouvilleBernard Pasquier
08-09-201978520 Saint-Martin-la-GarenneBenjamin Fougère

Avertissement: Les cartes et graphiques présentées ne correspondent qu'à l'état actuel des connaissances et ne peuvent être considérées comme exhaustives. Le projet d'atlas dynamique est une retranscription en temps réel des contributions de chacun sur la base de données et toute nouvelle donnée est à ce titre intéressante, même pour les espèces les plus communes