Sorex coronatus C

Musaraigne couronnée

Phénologie (d'après les données de cettia-idf)

Juvéniles (0 données):

Présence (204 données):

Carte de répartition d'après la base de données cettia-idf.fr


carroyagecommunes

Note: Les cartes par mailles 2x2km laissent également apparaitre les communes pour lesquelles il n'existe pas de données plus précises que la citation communale.

Commentaires sur l’espèce


Types d'observation
(calcul sur 225 données)

Calculé d'après les mots-clefs.
Estimation parfois faussée par des mots-clefs oubliés.

La Musaraigne couronnée est l'une des plus fréquentes musaraignes du genre Sorex, qui se  caractérisent notamment par des pointes de dents rouges. Agressives et peu sociables, ces dernières ne partagent pas leur nid et ne forment pas de caravanes comme les crocidures. La Musaraigne couronnée se repose dans un nid globuleux formé de débris végétaux, de mousses, d' herbes, et de feuillages, dans une cavité souterraine naturelle ou qu'elle a elle-même creusée.

Active surtout au crépuscule et en milieu de nuit, durant laquelle elle utilise l'écholocation pour se déplacer dans l'obscurité, la Musaraigne couronnée sort aussi de jour, en particulier le matin. Dotée d'un métabolisme très élevé et incapable d'entrer en torpeur, elle consacre la majorité de son temps à chasser. Le régime alimentaire de la Musaraigne couronnée est majoritairement composé d'arthropodes, mais elle reste opportuniste, et peut consommer des escargots, des limaces, des vers de terre, voire de petits vertébrés et des cadavres.

La reproduction commence en mars, et une femelle peut avoir de deux à cinq portées par an. Les jeunes, au nombre de cinq à huit par portée, naissent totalement nus et dépourvus de vibrisses, mais deviennent rapidement indépendants.

 

Habitats 

La Musaraigne couronnée peut se trouver dans différents types de milieux, tant qu'il y a une bonne couverture végétale au sol et de nombreuses possibilités pour se cacher. Elle fréquente ainsi les prairies, landes et tourbières, haies, ripisylves, forêts et affectionne particulièrement les lieux frais et humides. La Musaraigne couronnée peut parfois s'observer dans les parcs et jardins, mais reste beaucoup moins anthropophile que la Crocidure musette (Crocidura russula).

Très commune, elle est cependant - comme tous les micromammifères - difficilement observée : cachée dans la litière du sol sous une bonne couverture végétale, on l'aperçoit rarement, mais le plus souvent, ses cris suraigus, proches des ultrasons, permettent de la repérer. Sa présence peut aussi être détectée par l'analyse de pelotes de réjection de rapaces, qui constituent ses principaux prédateurs.

Répartition en Île-de-France

Si les données restent rares, l'espèce étant très discrète et difficile à observer, la Musaraigne couronnée présente une large répartition, étendue sur toute l'Île-de-France, y compris sur la petite couronne. L'espèce est considérée comme commune.

Les dix observations les plus récentes :

DateCommuneObservateur
22-07-201977114 GouaixCaroline PLADYS
pelote de réjection de chouette effraie - 2018
30-06-201995420 OmervilleMaxime Zucca
29-05-201993220 GagnyPamela AMIARD
trouvé au bord du chemin
13-03-201977164 Ferrières-en-BrieLaurent Vindras
13-02-201991470 Boullay-les-TrouxGILLES TOURATIER
Résultats analyse pelotes de réjection effraie par Patrick BRUNET-LECOMTE
13-02-201991470 Les MolièresGILLES TOURATIER
Résultats analyse pelotes de réjection effraie par Patrick BRUNET-LECOMTE
06-02-201991680 Bruyères-le-ChâtelGILLES TOURATIER
Résultats analyse pelotes de réjection effraie par Patrick BRUNET-LECOMTE
31-01-201991470 LimoursJoël Brun
Analyse des pelotes effraie apr Patrick Brunet Lecomte
23-01-201991160 ChamplanGILLES TOURATIER
suite analyse pelotes effraie effectuée par Patrick Brunet Lecomte
23-01-201991160 Saulx-les-ChartreuxGILLES TOURATIER
suite analayse pelotes effraie effectuée par Patrick Brunet Lecomte

Avertissement: Les cartes et graphiques présentées ne correspondent qu'à l'état actuel des connaissances et ne peuvent être considérées comme exhaustives. Le projet d'atlas dynamique est une retranscription en temps réel des contributions de chacun sur la base de données et toute nouvelle donnée est à ce titre intéressante, même pour les espèces les plus communes